Table ronde "Les Troubles de la mémoire"


Informations

Auteur(s)
 :  Catherine Thomas-Antérion Neurologue et docteur en neuropsychologie, chercheuse associée au laboratoire EA3082 Études des Mécanismes Cognitifs, Université Lyon 2
Isabelle Chaudieu Neurobiologiste, épidémiologiste, chercheuse à ’Inserm, dans l’unité 1061 "Neuropsychiatrie : recherche épidémiologique et clinique", Université de Montpellier.
Gina Devau Neurobiologiste, enseignante/chercheuse Inserm U1198-UM-EPHE, Université de Montpellier.
Activité  :  le 21 septembre 2018 à la salle Pétrarque de Montpellier
Événement  :  La semaine de la mémoire RSS
Lieu  :  Salle Pétrarque, Montpellier, France
Date  :  21 septembre 2018
Langue  :  Français  
Télécharger  :  Format HD
Licence  :  Licence Creative Commons

En résumé

La mémoire est un processus complexe. Tout au long de notre vie nous formons un très grand nombre de souvenirs qui participent à la construction de notre identité. La mémoire est associative. Les émotions ou le stress participent à la consolidation des traces mémorisées. Ainsi les événements vécus, heureux ou traumatisants vont laisser des empreintes dans notre cerveau. La mémoire est aussi sélective, nous retenons plus facilement certaines informations, nous en oublions d’autres.

Catherine Thomas-Antérion, nous expliquera ce qu’est un trouble de mémoire bénin ou pathologique et que ceux-ci peuvent concerner la récupération de souvenirs et/ou la consolidation de nouveaux souvenirs et/ou la mémoire du futur. Ils surviennent dans des contextes physiologiques ou pathologies très variés : âge, AVC, TC, maladie dégénérative... Ils peuvent concerner une modalité plus qu’une autre (mémoire verbale, mémoire visuelle, etc). Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est souvent rapportée à la mémoire (trouble de la consolidation et de la récupération) mais touche aussi le comportement (en premier lieu par une apathie et un repli) les autres fonctions cognitives : langage, reconnaissance etc. Ainsi les patients concernés ont souvent une difficulté à identifier (agnosie) et/ou à se souvenir (reconnaître) des lieux et des visages. Le diagnostic repose sur des critères cliniques : les symptômes. Dans les cas atypiques, des biomarqueurs permettent de poser un diagnostic biologique de maladie. Dans ce contexte, il faut rappeler que le développement de la mémoire ou la survenue d’une maladie touchant la mémoire reposent sur des données de « terrain » (la biologie) mais aussi sur l’environnement de la personne. L’oublier expose les malades à être confondus avec leurs maladies (que l’on réduit à une biologie) et signe une grave dérive éthique.

Isabelle Chaudieu, nous dira comment dans un contexte de traumatisme intense, la mémoire d’un événement peut devenir envahissante provoquant un syndrome de stress post-traumatique. Elle nous expliquera comment se forment ces mémoires émotionnelles et quels sont les mécanismes cérébraux mis en jeu. De nombreuses questions se posent : pourquoi toutes les personnes ayant vécues le même traumatisme ne développent pas de syndrome post-traumatique ? Pourquoi certaines personnes sont plus résilientes ? Quels sont les facteurs qui peuvent favoriser la résilience ? Quels sont les thérapies qui permettent d’atténuer les mémoires émotionnelles douloureuses ?

Il est important de comprendre les troubles de la mémoire car ces perturbations handicapent fortement la vie quotidienne des personnes qui en souffrent.


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